Neuroéconomie

La neuroéconomie est une branche de recherche au croisement de l'économie et des neurosciences cognitives qui étudie l'influence des facteurs cognitifs et émotionnels dans les prises de décisions qu'il s'agisse d'investissement, d'achat, prise de risque, consommation.



Catégories :

Psychologie - Branche de l'économie - Marketing - Économie comportementale - Finance

Recherche sur Google Images :


Source image : swing-trading-on-cfd.blogspot.com
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Comme son nom l'indique, la neuroéconomie est un mixte entre les neurosciences et l'économie. Le constat qui sert de point de départ à cette discipline est ... (source : fr.blog.360.yahoo)
  • C'est à dire, pour ceux qui en doutaient, la neuroéconomie est bien de l'économie car ces résultats sont la reconnaissance et la consécration de la Théorie... (source : neuroeconomie-neuromarketing.blogspot)
  • La neuroéconomie est une science nouvelle qui combine les dernières recherches en économie, en neurosciences et en psychologie.... (source : renaud-bray)

La neuroéconomie est une branche de recherche au croisement de l'économie et des neurosciences cognitives qui étudie l'influence des facteurs cognitifs et émotionnels dans les prises de décisions qu'il s'agisse d'investissement, d'achat, prise de risque, consommation. Elle couvre entre autres, sous l'appellation neurofinance, la prise de décision en matière de placements et d'emprunts.

Elle est voisine de l'économie comportementale, la différence étant que celle-ci s'intéresse plutôt aux comportements individuels et collectifs des agents économiques alors que la neuroéconomie examine les bases neurobiologiques de ces comportements, surtout grâce aux techniques d'imagerie cérébrale.

Méthodes

Ces recherches, qui ressortissent au domaine plus large des neurosciences cognitives, examinent les réactions du cerveau à divers stimuli, par exemple des images publicitaires, en utilisant le cas échéant des appareils de mesure corrects (surtout l'IRM fonctionnelle). C'est ainsi que l'imagerie cérébrale sert à repérer quelles zones du cerveau sont activées lors de décisions économiques, ainsi qu'à quel type d'émotions positives ou négatives elles correspondent.

L'une des questions les plus fréquemment abordées concerne par conséquent les bases neurales de la prise de décision économique, par exemple lors d'opérations boursières. Quand on mesure l'activité cérébrale d'un individu qui doit décider de vendre ou d'acheter un titre en bourse, on observe la mise en jeu de différentes zones du cerveau actives aussi lors d'autres circonstances émotionnelles de la vie, surtout lors d'intenses plaisirs ou souffrances.

Résultats

La neuroéconomie tend par conséquent à confirmer le rôle important des processus psychologiques émotionnels dans la prise de décision économique et financière, laquelle ne se fait par conséquent pas entièrement sur des bases rationnelles. Elle apporte ainsi un nouvel outil d'investigation servant à compléter l'étude des biais cognitifs et émotionnels déjà mis à jour dans le domaine plus large de l'économie comportementale.

Au niveau des applications, une meilleure connaissance du rôle des émotions dans la décision économique peut à la fois conduire à des manipulations (par exemple en matière de promotion des ventes, le neuro-marketing) ainsi qu'à l'inverse permettre aux agents économiques de mieux comprendre, pour y résister, ce qui, dans leur fonctionnement mental, peut les détourner d'une analyse rationnelle.

Développements de ce domaine

La neuroéconomie bénéficie d'un intérêt scientifique croissant surtout depuis l'obtention du «Prix Nobel» d'économie 2002 par le psychologue Daniel Kahneman en 2002. Aux États-Unis les plus grandes universités ont développé des laboratoires de recherche pluridisciplinaires et ont inscrit cette discipline au programme des cursus en économie comme en neurosciences. En France, cette discipline est en train de connaître un rapide développement tant au sein des universités[1] que des entreprises.

Ce développement ne va pas sans poser des questions d'ordre éthique sur les potentielles utilisations qu'il pourrait être fait de ces données scientifiques et d'une façon plus générale sur l'utilisation des neurosciences hors des laboratoires scientifiques ou médicaux, problématiques qu'on résume sous le terme de neuroéthique.

Bibliographie
  • Sacha Bourgeois-Gironde, La Neuroéconomie, comment le cerveau gère mes intérêts, Plon, 2008.
  • Hervé Chneiweiss, Neurosciences et neuroéthique : des cerveaux libres et heureux, Alvik - 9 mars 2006.
  • Jason Zweig, Gagner en bourse grâce à la neuroéconomie, Gutenberg, 2008 [version française de Your money and your brain, Simon & Schuster, 2007]

Liens externes

Notes et références

  1. Master de sciences cognitives, Paris, Master de neurosciences, Marseille


Recherche sur Amazone (livres) :




Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Neuro%C3%A9conomie.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 12/03/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu