Finance comportementale
La finance comportementale est l'application de la psychologie à la finance.
Catégories :
Finance de marché - Finance - Psychologie sociale - Économie comportementale
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La finance comportementale (FC) est l'application de la psychologie à la finance.
Les phénomènes constatés sont particulièrement proches de ceux concernant l'application de la psychologie à l'économie, c'est à dire l'économie comportementale (EC), si quoique ces deux domaines peuvent être regroupés.
La FC / EC recense les travers de comportement et leurs effets sur les marchés financiers, sous forme d'anomalies de prix ou de rendement. La FC cherche à détecter ces travers et anomalies de marché, et si envisageable les utiliser dans les stratégies de placement.
Elle s'oppose en cela à la théorie classique basée sur l'HEM - hypothése d'efficience du marché. Elle émet aussi des réserves sur une trop large utilisation en principe économique de la notion classique de fonction d'utilité.
Cependant, l'économie comportementale ne peut être confondue avec les analyses de la concurrence'impure et imparfaite', qui concerne les structures économiques et non les aspects psychologiques.
Types de travers et anomalies en jeu
Les travers de comportement sont :
- cognitifs (voir biais cognitif), liés à la compréhension (cadrage... ), à la mémoire (ancrage mental... ), aux habitudes mentales (dites «heuristiques») ;
- ou émotionnels (peurs, envies, admirations, répulsions, fierté... ) ;
- individuels ou collectifs (mimétismes de groupe ou de foule) ;
- prophéties autoréalisatrices (on me dit que cette action va monter par conséquent j'achète, d'autres en font tout autant, ça monte, mon conseil a eu raison).
Les anomalies de marché, portant sur les prix et rendements, sont diverses. On peut par exemple expliquer en partie le phénomène de tendance boursière, haussière ou baissière, par une suite de sous-réactions et surréactions collectives aux informations.
Ces tendances peuvent aboutir, par effet d'entraînement et d'exacerbation à des niveaux de prix extrêmes et disproportionnés comparé aux fondamentaux économiques, ce qu'on nomme des bulles financières ou krachs.
Environnement de recherche
Les études sur ces sujets viennent généralement de chercheurs américains, soit en finance soit en psychologie sociale. Surtout Richard Thaler et en particulier le lauréat du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, Daniel Kahneman.
Les recherches utilisant les méthodes de l'économie expérimentale, mais aussi le développement de la neuroéconomie / neurofinance, permettent de nouvelles avancées, toujours qu'elles se centrent plus sur les comportements individuels ou en petits groupes que sur les phénomènes de masse.
La Finance comportementale tend ainsi à se scinder en deux branches de recherche, utilisant des protocoles d'investigation et d'expérimentation particulièrement différents :
- l'une concernant la finance comportementale micro, liée aux travaux de psychologie sociale,
- l'autre concernant la finance comportementale macro, utilisant les outils de l'analyse quantitative des marchés.
Conséquences d'ordre politique
Certains penseurs, pour énormément des interventionnistes :
- soit tirent de l'existence de ces inefficiences l'idée que l'État devrait accentuer son rôle dans l'économie, en restreignant et en pénalisant certaines initiatives privées. Surtout lorsque les comportements économiques créent des externalités négatives ou lorsqu'il s sont jugés immoraux (spéculation, taux d'intérêt... ) ;[réf. nécessaire]
- soit ramènent le raisonnement économique à des notions de lutte de pouvoir, "d'intoxication" et de désinformation, et considèrent cette approche comme une tentative pour sauver une théorie économique qu'ils considèrent moribonde (voir l'antimanuel d'économie de Bernard Maris).
Pour tout autant, certains aspects de politique comportementale (théorie du choix public comportemental) relatifs aux travers cognitifs de l'appareil de l'État (bureaucratie, travers idéologiques), et aussi des électeurs dans un dispositif représentatif, sont eux aussi constatables. Donc, la finance comportementale ne paraît pas réellement apporter de nouveautés dans le débat qui porte sur la place à accorder aux marchés financiers dans l'économie, dans la mesure où elle ne semble faciliter ni le camp des interventionnistes, ni celui des libéraux.
Voir aussi
- Économie expérimentale
- Économie comportementale
- Neuroéconomie
- Rationalité limitée
- Fluctuation des cours de la bourse
Liens externes
- (en) behaviouralfinance. net, collection d'articles académiques en finance comportementale, regroupés par thèmes et classés par nombre de citations
- (en) Behavioral Finance Research Initiative, Université Yale
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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 12/03/2009.
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