Aversion au risque

L'aversion au risque est un comportement économique.


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  • Aversion au risque - Thème : Économie - Encyclopédie en ligne.... L'aversion au risque est le niveau d'acceptation d'un risque donné par une personne.... (source : fr.mimi)
  • L'aversion au risque est un comportement économique selon lequel une personne ne souhaitant pas courir un risque sera prête à transférer ce risque à un... (source : gestion-des-risques-conseil)
  • L'intensité de l'aversion au risque et les distorsions qu'elle peut entraîner..... de risque moyenne indique que cette aversion au risque est assez modérée..... l'évolution du monde économique et social. L'économiste : il analyse les ... (source : persee)

L'aversion au risque est un comportement économique.

Les investisseurs et les parieurs ont généralement une certaine aversion au risque. Ils préfèrent un gain assez sûr à un gain énormément plus important mais aléatoire (mieux vaut recevoir 100 euros qu'avoir une chance sur 8 d'en recevoir 1000), selon l'adage «un tiens vaut mieux que deux tu l'auras».

Cependant chaque investisseur a son propre profil boursier. C'est ainsi qu'il y a neutralité ou tolérance au risque, ou alors recherche du risque, pour certains d'entre eux (voire pour la plupart d'entre eux en période d'euphorie boursière).

Rôle de cette notion dans les modèles économiques et financiers

L'aversion au risque fait partie des tout premiers principes découverts en économie. Elle est due à Daniel Bernoulli, il y a 300 ans. Elle a conduit au concept économique d'utilité ainsi qu'à la notion boursière de prime de risque, qui ont permis de mieux comprendre les équilibres de prix et de rendements, et en premier lieuer leur modélisation mathématique.

Les recherches en finance comportementale ont montré que cette notion doit être utilisée avec quelques précautions, les comportements des agents économiques vis-à-vis du risque et de l'espérance de gain étant en réalité particulièrement complexes et changeants.

Une autre vision du risque en finance : Le risque est un bien

Selon des études récentes (V. Pedhôm, 1996, 2004) les agents économiques n'auraient ni aversion, ni prédilection pour le risque et toujours moins une attitude de neutralité envers ce dernier. Ils ne peuvent faire autrement que de prendre des risques, même en cherchant à s'immuniser contre ceux-ci. En conséquence, ils ne seraient ni "risquopobes", ni "risquophiles", mais plutôt "risquophages". Le risque apparaît alors comme un bien. Un "bien premier" (besoin primaire) désiré quels que soient nos autres désirs.

"Qui ne risque rien n'a rien". Sans la motivation qu'apporte le risque (en particulier, faudrait-il ajouter, sans émotion comparé au risque, comme le montre la finance comportementale), il n'y aurait pas d'activités envisageables et on sombrerait dans l'apathie. Les agents économiques achèteraient principalement des risques (même sans le savoir), les autres choses leurs étant uniquement ajoutées.

Si le risque est un bien, ses fonctions d'offre et de demande pourraient, grâce à la théorie des catastrophes, être mises à jour. Cette théorie des risques, particulièrement marquée par l'ancien concept d'utilité, fait l'hypothèse d'une rationalité limitée des agents économiques. Elle aiderait, dans le cadre des relations d'agence, à déterminer les niveaux d'exposition (au risque) pour lesquels :

- la catégorie sociale des actionnaires, les "shareholders", trouve que l'organisation leur est de la plus grande utilité étant donné que ses mobiles d'actions sont suffisamment satisfaits (niveau de risque égo - optimal pour une valeur actionnariale optimale de l'organisation)  ;

- la totalité des parties prenantes, les "stakeholders", estime que l'organisation est de la plus grande utilité sociale ou publique étant donné que les mobiles d'actions, de chaque catégorie de partenaires sociaux, sont suffisamment satisfaits (niveau de risque socio - optimal pour une valeur partenariale optimale).

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