Autorités monétaires
Le terme autorités monétaires sert à désigner, au sein des institutions d'un pays, les organismes chargés de la politique monétaire, c'est-à-dire de la politique de taux de change et la fixation des taux d'intérêt.
Catégories :
Banque centrale - Finance de marché - Finance - Monnaie
Recherche sur Google Images :
Source image : challenges.fr Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur. |
Page(s) en rapport avec ce sujet :
- ... Les variations du taux d'intérêt et de la base monétaire (monnaie... politique monétaire dépend de l'objectif fixé par les autorités monétaires.... La lutte contre l'inflation est l'unique objectif permanent de la BCE... (source : lyc-arsonval-brive.ac-limoges)
- Comportement des autorités monétaires. Règle de Taylor. Taux d'intérêt nominal de court terme = + Inflation attendue. + Taux d'intérêt réel de court terme... (source : perso.fundp.ac)
- Essai sur l'inflation monétaire. Délibérément ou non, en agitant le spectre de l'inflation, les autorités monétaires ont réalisé l'exploit de contaminer le ... (source : bayard-macroeconomie)
Le terme autorités monétaires sert à désigner, au sein des institutions d'un pays, les organismes chargés de la politique monétaire, c'est-à-dire de la politique de taux de change et la fixation des taux d'intérêt.
Il s'agit le plus souvent de la Banque centrale, mais le terme peut quelquefois inclure le Ministère des finances, quand la banque centrale n'est pas indépendante.
Rôle des autorités monétaires
Les autorités monétaires ont comme première vocation de «garantir» (au sens figuré) la valeur de la monnaie, c'est à dire, la «confiance» portée par les porteurs et détenteurs (potentiels) de monnaie envers ladite monnaie. Le terme «garantir» revêt aussi un sens propre, que ce soit dans le dispositif de l'étalon-or (les réserves d'or détenues par une Banque Centrale étaient la «preuve» que la confiance monétaire était fondée) ou, dans le dispositif moderne, par une banque centrale préteur en dernier ressort.
La seconde vocation d'une autorité monétaire est de créer (voire de détruire) de la monnaie (pièces et billets par exemple, mais en réalité, un simple jeu d'écriture peut permettre de créer de la monnaie). Cependant, la création de nouvelle monnaie peut avoir un impact direct sur l'inflation. Une hausse de l'inflation est le plus souvent reconnue comme néfaste (voir Conséquences de l'inflation).
La troisième vocation d'une autorité financière est d'orienter «l'économie» selon priorités qui lui sont fixées par le pouvoir politique, ou par leur acte constitutif, pour les banques centrales indépendantes (cas le plus habituel dans les pays à économie de marché ; c'est le cas de la BCE, de la FED, de la BoJ). Parmi les priorités politiques (par extensions, les priorités d'une Banque Centrale autonome), on peut normalement citer :
- la volonté de garantir une relative stabilité monétaire et , surtout, d'éviter des phénomènes d'inflation trop forte, ou, à l'inverse, de déflation, ces deux cas pouvant génèrer des corrections brutales et des crises graves. Concrètement, cela se traduit par la détermination de taux d'intérêts qui restent toujours «raisonnables» (disons entre 2% et 5%)
- la volonté de faciliter la croissance via la baisse des taux d'intérêts, ce qui permet d'accroitre les liquidités du marché. Ceci facilite normalement les investissements d'une part ainsi qu'une montée des salaires d'autre part (par redistribution des liquidités qui sont plus aisément disponibles), et par conséquent, sous certaines conditions, la relance de la croissance économique. A contrario, l'afflux de liquidités facilite aussi l'inflation, ceci pouvant affecter le pouvoir d'achat. Importante et prolongée, l'afflux de liquidité fait perdre sa valeur à la monnaie.
- la volonté de jouer sur les engagements des États (dette publique), en facilitant l'inflation (pour dévaluer la monnaie : voir inflation - inflation et choix économiques)
- influencer la balance commerciale. Plus une monnaie est forte, moins il revient cher d'acheter une ressource étrangère. Mais, réciproquement, la monnaie étant forte, il devient plus complexe d'exporter ses propres productions. La réciproque est vraie pour une monnaie faible (favorisation des exportations, importations plus chères).
Voir aussi
Recherche sur Amazone (livres) : |
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 26/10/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.

Accueil
Recherche
Début page
Contact
Imprimer
Accessibilité