Autofinancement

L'autofinancement est le fait pour une entreprise de financer son activité, et surtout ses investissements, à partir ...



Catégories :

Analyse financière - Finance d'entreprise - Finance

Définitions :

  • Part de la capacité d'Autofinancement conservée par l'entreprise, autrement dit non distribuée aux actionnaires sous la forme de dividndes. (source : geronim.free)

L'autofinancement est le fait pour une entreprise de financer son activité, et surtout ses investissements, à partir :

La capacité d'autofinancement, calculée année par année, inclut les amortissements comptables de l'année et le bénéfice net de l'année.

Les amortissements comptables sont la principale partie de l'autofinancement. Ils ne nécessitent pas l'accord des actionnaires. Ce sont des charges dites "non décaissées". Si l'entreprise achète en 2009 une machine 10.000 euros et l'amortit sur cinq ans, elle passera pendant chacune de ces cinq années une charge comptable "non décaissée" de 2.000 euros. C'est une façon de répartir le coût d'un investissement sur sa durée de vie, légèrement comme si l'entreprise cotisait chaque année à une "caisse d'investissement". Le bénéfice net est calculé après déduction des amortissements. Ainsi, même si l'entreprise ne fait aucun bénéfice net pendant ces cinq années, elle peut tout à fait payer son investissement de 10.000 euros grâce au flux d'argent de 2.000 euros pendant cinq ans.

La capacité d'autofinancement est aussi nommée "cash-flow".

Elle peut se calculer en prenant l'excédent brut d'exploitation (EBITDA en anglais) et en déduisant les charges réellement décaissées que sont les intérêts bancaires et l'impôt sur les bénéfices.

En dehors de l'autofinancement, les autres sources envisageables de financement sont :

On considère le plus souvent que l'autofinancement (dont le coût financier est égal aux dividendes versés aux actionnaires) est le plus sain de l'ensemble des moyens de financement. La fiscalité ne lui est cependant pas favorable. Au contraire de l'emprunt, qui coûte des intérêts, fiscalement déductibles, le coût des fonds propres (dividendes payés aux actionnaires), représente réellement un coût du fait qu'ils sont taxés à l'impôt des sociétés, car non-déductibles.

On peut cependant objecter que, exactement parce que son coût se limite aux dividendes versés, il risque de détourner des ressources financières d'emplois qui seraient plus rentables, cela amène par conséquent des coûts d'opportunité.

Selon ce raisonnement, une entreprise ne devrait autofinancer que des projets dont la rentabilité est au moins égale au coût des capitaux propres, et remettre la majeure partie de ses bénéfices aux actionnaires sous forme de dividendes, ceux-ci arbitrant eux-mêmes entre les investissements envisageables.

La rentabilité est cependant complexe à anticiper si l'entreprise est en situation de concurrence.

Ce ratio mesure la part de la valeur ajoutée consacrée à l'autofinancement.


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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 26/10/2010.
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